TOUNGOUSKA EXPLOSION D’UN OVNI?

5 04 2009

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En 1908, il y a tout juste cent ans, une gigantesque explosion, d’une puissance équivalente à mille bombes d’Hiroshima, se produisait dans la région de la rivière Toungouska pierreuse, en Sibérie orientale, laissant de nombreuses interrogations concernant l’origine de cet événement.

Les conséquences de ce qui constitue la plus grande catastrophe d’origine spatiale présumée de l’histoire de l’humanité rappellent les effets d’une explosion atomique. Si le météorite, qui serait à l’origine de l’explosion selon certains chercheurs, était tombé sur une région à forte densité de population, le nombre de victimes se serait chiffré par millions.

Le système solaire compte des millions de petits corps célestes – comètes, astéroïdes et météorites – dont la collision avec la Terre serait susceptible de provoquer un cataclysme encore plus dévastateur que celui de la Toungouska. Cependant, la nature du corps qui se serait abattu sur la taïga sibérienne reste une énigme jusqu’à présent, tout comme on ignore quels corps célestes nécessitent un suivi permanent afin d’éviter une répétition de la catastrophe.

L’étude de l’accident de la Toungouska permet d’appréhender l’étendue des risques écologiques et géophysiques que pourrait comporter la chute d’un corps céleste et de tirer des conclusions sur ses éventuelles conséquences à long terme.

LA CATASTROPHE

Le cataclysme est survenu le 30 juin 1908, à 7h14 heure locale (0h14 GMT), dans le bassin de la rivière Toungouska pierreuse, près du village de Vanavara, aujourd’hui chef-lieu de district dans le District autonome des Evenks, les coordonnées géographiques de l’impact étant 60°53′ latitude Nord et 101°53′ longitude Est.

Au petit matin, une boule de feu visible à 600 km à la ronde survolait la Sibérie orientale, semant la panique auprès de la population locale en raison de la lumière aveuglante et des bruits assourdissants qu’elle produisait. Certains croyaient à la reprise de la guerre russo-japonaise, perdue par la Russie en 1905, d’autres évoquaient l’arrivée de l’Antéchrist. Des grondements de tonnerre étaient entendus à plus de mille kilomètres de la trajectoire de cette boule. Les vitres des maisons vibraient, et le vacarme était tel qu’un mécanicien du transsibérien pila, persuadé qu’un des wagons venait d’exploser.

Le vol de l’objet s’est terminé par une explosion puissante à au moins 7 km d’altitude au-dessus de la taïga déserte qui a provoqué un tremblement de terre de magnitude 4,7 à 5 sur l’échelle de Richter. La puissance de l’explosion fut de 10 à 40 mégatonnes d’équivalent TNT, ce qui correspond à l’énergie dégagée par l’explosion d’une bombe à hydrogène moyenne, soit un millier de bombes d’Hiroshima. Des témoins qui se trouvaient à plusieurs centaines de kilomètres de l’impact ont reçu de légères brûlures.

L’explosion a par ailleurs provoqué un gigantesque incendie qui dévora 20 hectares de forêt, et la déflagration a couché les arbres sur 215 hectares, soit la superficie actuelle de la ville de Moscou.

Pendant les jours qui ont suivi la catastrophe, des phénomènes atmosphériques étranges ont été observés sur presque toute l’étendue de l’hémisphère nord, de Bordeaux à Krasnoïarsk: des crépuscules extraordinaires par leur luminosité et leur couleur, des éclaircies nocturnes dans le ciel, de brillants nuages argentés, des cercles lumineux autour du soleil. La luminosité du ciel était très intense au point que beaucoup de gens n’arrivaient pas à s’endormir, et dans certains endroits on pouvait lire un journal imprimé en petits caractères en pleine nuit.

RECHERCHES

Les chercheurs n’ont accédé à la zone de l’impact que vingt ans plus tard, en 1927. Leonid Koulik, le premier savant à étudier l’événement de la Toungouska, fut désigné en 1921 à la tête d’une expédition de l’Académie des sciences de Russie chargée de recueillir des informations sur les météorites.

Grâce aux nombreux témoignages recueillis auprès de la population locale, Koulik parvient à découvrir la zone des arbres brûlés. Croyant à la chute d’un météorite, il a cherché, en vain, le cratère consécutif à la collision.

Dans les années 1960, une expédition du Comité pour les météorites de l’Académie des sciences d’URSS a poursuivi les recherches du cratère, avec le même résultat.

Plus tard, un groupe d’enthousiastes a organisé une expédition qui a passé de longues années à étudier la région affectée par la catastrophe. Les chercheurs se sont retrouvés alors face au grand mystère de la Toungouska: une explosion puissante a bien eu lieu au-dessus de la taïga, abattant les arbres sur une immense superficie, mais le corps céleste qui l’aurait provoquée n’a laissé aucune trace. L’intensité de l’explosion laisse supposer que le corps avait une masse de plusieurs dizaines de milliers de tonnes, et on croyait qu’une telle quantité de substance ne pourrait disparaître complètement. Pourtant, pas une seule trace du météorite n’a été retrouvée jusqu’à présent.

HYPOTHÈSES

En 1934, une hypothèse a été formulée, selon laquelle l’explosion ne serait pas due à un météorite, rocheux ou ferreux, mais à une comète entrée en collision avec notre planète. Le noyau d’une comète étant essentiellement composé de gaz congelés et de glace, cela expliquerait, croyait-on, l’absence de toute substance spatiale sur le terrain.

Dans la seconde moitié du XXe siècle, les chercheurs ont fini par détecter dans le sol une petite quantité de poussière météorique, mais cette poussière peut facilement être détectée à n’importe quel point du globe, car de petits météorites brûlent sans cesse dans l’atmosphère. Des concentrations anormales de certains éléments chimiques ont certes été découvertes, mais personne n’a pu établir de lien avec la catastrophe.

Des recherches postérieures, notamment l’étude de la comète de Halley, ont mis en doute cette hypothèse: il s’avère que la teneur des comètes en éléments réfractaires, notamment en siliciures, est très élevée, mais l’étude du sol dans la zone de l’accident n’a rien démontré. L’hypothèse de la comète et de l’astéroïde restent toutefois les plus populaires parmi les chercheurs dont certains sont allés jusqu’à supposer une collision avec un fragment de la comète d’Encke.

Après la création de l’arme nucléaire, la catastrophe de la Toungouska a frappé la communauté mondiale par sa ressemblance évidente avec une explosion nucléaire.

L’écrivain de science-fiction soviétique Alexandre Kanantsev a supposé en 1946 que la catastrophe serait due à l’explosion d’un vaisseau spatial extraterrestre doté d’un réacteur nucléaire. Plus tard, certains chercheurs ont prétendu que l’explosion ne pouvait résulter que du dégagement de l’énergie intrinsèque du corps céleste. Cette hypothèse a ensuite été formulée à maintes reprises et reste très populaire parmi les ufologues, et certains écrivains évoquent notamment l’impact d’un faisceau laser émis par une civilisation extraterrestre.

D’autres chercheurs ont encore tenté d’expliquer l’événement de la Toungouska par des causes purement terrestres, supposant une éruption de gaz volcaniques à travers une fissure dans l’écorce terrestre ou une gigantesque boule de foudre.

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Au milieu des années 1990, la catastrophe de la Toungouska a pour la première fois été imputée à l’activité humaine. Manfred Dimde, le célèbre exégète de Nostradamus, a supposé que l’explosion résultait d’une expérimentation malheureuse lancée par le physicien américain d’origine serbe Nikola Tesla qui rêvait de pouvoir transmettre des ondes électromagnétiques à distance, mais se serait trompé dans ses calculs.

Souce: http://www.intelink.info/fre








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